Devenir mère pendant le confinement

Confinement ou pas, la nature, elle, ne s’arrête pas…

Les grossesses se poursuivent, les bébés continuent de naître, et de grandir.

Une maman que j’accompagne – virtuellement dorénavant – m’a fait comprendre quelque chose, ce matin, que j’avais envie de vous partager. Ce virus nous rappelle qu’il y a des choses qui nous dépassent, que la Nature est la plus forte, et qu’il faut parfois accepter ce qui nous arrive parce que c’est comme ça. Même si la pilule est dure à avaler, quand on n’a pas le choix, il vaut mieux l’avaler tout de suite.

Oui, c’est dur, c’est inquiétant, c’est confrontant. On ne va pas se mentir : devenir maman dans cette période troublée, c’est plus qu’étrange… La plupart des accompagnements tombent à l’eau : rendez-vous kiné, préparations à la naissance, groupes de parole, cours de yoga prénatal ou postnatal, soutien à domicile (sauf urgences médicales), … Toutes ces activités qui soutiennent les mamans dans leur chemin vers la maternité n’ont plus cours. Elles se retrouvent un peu livrées à elles-mêmes, avec en plus un important stress financier quand elles sont indépendantes ou mises au chômage temporaire, ou obligées de télétravailler souvent avec des enfants plus grands à gérer à la maison et à qui faire l’école… C’est l’isolement forcé, avec une pression de dingue de tous côtés. Moi-même en tant qu’accompagnante, je ne sais pas si demain je pourrai accompagner les mamans auprès desquelles je me suis engagée…

Beaucoup d’incertitudes et de questions…

Mais un sentiment de sérénité peut peut-être justement émerger de ces ténèbres.

Cette maman que j’accompagne et qui appréhendait encore la naissance qui s’en vient a pu le week-end dernier véritablement changer de regard, se distancer de ses peurs, de la perspective de cet évènement au vu du chaos qui règne autour. Elle s’est focalisée d’abord sur la logistique, sur ce qu’elle pouvait contrôler, anticiper. Puis s’agissant de la naissance, se raccrocher à ce qui était pour elle vraiment essentiel, le choix du lieu de naissance, la présence de son accompagnante (qu’on a heureusement pu lui garantir), et lâcher véritablement prise sur le reste. « Tout ce qu’on avait mis en place tombe à l’eau, et il va falloir faire avec », me disait-elle ce matin!

Elle m’a impressionnée! Elle était confiante! Quel lâcher-prise!

Comme cette maman, c’est le moment d’être encore plus forte. De s’isoler dans cet espace lumineux en soi, d’être en lien avec son coeur, et avec toutes les femmes du monde qui donnent naissance… Un véritable lâcher-prise est possible. Sans revenir à l’état de Nature, on peut réellement se distancer des conditionnements mentaux.

Je crois plus que jamais possible de donner naissance de façon physiologique, mais à condition de pouvoir rester zen, détendue, de rester dans la confiance. Alors, le corps produira l’ocytocine nécessaire à un travail de naissance naturel. Dans ce contexte, les lieux de naissance qui sont la norme, les hôpitaux, se révèlent des environnements inquiétants : le stress, la peur, et l’adrénaline y règnent. Les consignes – même si justifiées par les circonstances – sont souvent drastiques : un seul accompagnant par maman qui donne naissance (généralement le papa, alors que la mère aurait sans doute plus que jamais besoin d’une présence non médicale confiante à ses côtés), l’isolement forcé pour les mamans fiévreuses, livrées à elles-mêmes dans ce bain d’adrénaline et au final, l’augmentation probable du taux de césariennes. Peut-être l’occasion de prendre conscience des bienfaits de la naissance à domicile?

Je pense à toutes ces mamans proches du terme… J’aimerais pouvoir leur insuffler de la confiance et de la force. Les aider à se connecter à leur bébé, à rester bien centrée sur l’essentiel.

Bien sûr, ce n’est pas du tout idéal. J’aimerais pouvoir créer un village virtuel pour entourer ces mamans dans les prochaines semaines… Pour la naissance, et bien sur pour le postpartum.

Cette crise nous force à nous connecter vraiment à notre essentiel. A notre Être.

Mais ça peut être extrêmement inconfortable! On n’a pas forcément envie de passer en mode « acceptation », « disponibilité », « maternage »,…

Il peut y avoir des résistances. Nos conditionnements ont la vie dure…

Comme pour donner naissance, on prend un instant après l’autre. Comme quand on devient maman, et qu’on est en plein dans cette période d’intenses changements qu’est le postpartum, on vit à 100% chaque instant. En s’adaptant au fur et à mesure. En pleine présence. On ne sait pas de quoi la suite sera faite… Mais on peut choisir de faire confiance. D’accueillir ce qui se présente, toutes les émotions, tout ce qui se vit. De se laisser porter par le flow. De s’en remettre à plus grand que soi.

Si nos activités collectives n’ont plus cours, un autre lien peut se tisser, une autre dimension. Le confinement, l’isolement, c’est surtout dans notre tête qu’on le vit. On peut profiter de cette occasion pour créer de la reliance entre nous, pour sortir du sentiment de solitude et réaliser que nous sommes toutes une.

Des tas d’initiatives en ce sens fleurissent… Il y a les cercles virtuels de LuaLuna, des méditations en ligne, des « lignes rouges » d’écoute organisées par la plupart des doulas,…

De mon côté, je reste à votre disposition : chaque accompagnement avec Moodita, c’est la disponibilité par téléphone, whats’app ou autre, à tout moment de l’accompagnement… N’hésitez donc pas à me contacter! L’écoute peut tellement…

Peut-être que plus que jamais, vous ressentez le besoin d’être accompagnée? Vous avez des questions, des inquiétudes? La première séance d’accompagnement à la naissance est toujours gratuite et peut se faire en ligne! Contactez-moi 😉

J’organise également des cours de yoga en ligne sur des plateformes comme Webex ou Zoom. N’hésitez pas si vous souhaiter rejoindre un cours en ligne!

Je bosse aussi sur des petites capsules audios et/ou vidéos pour vous soutenir dans ces moments difficiles par des relaxations, méditations, etc et vous permettre de déconnecter de l’atmosphère ambiante et vous reconnecter à vous.

Et n’oublions pas de se dire que « ça aussi, ça passera ».