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C’est la rentrée!

Et voilà, l’été est passé. Comme une flèche… Je ne l’ai pas vu venir, pas vu passer. Un été sans vacances, sans valises et même sans congés (ou presque). Un été entre soi, en famille, sans terrasses avec les copains, sans cocktails et sans barbecues…

Ce matin, les enfants ont repris le chemin de l’école. Une rentrée en demi-teinte, avec une file de dingue devant l’entrée et son distributeur de gel hydro-alcoolique, des profs et des parents masqués et tout le monde qui tente de garder les distances… Mais les enfants étaient quand même ravis de retrouver l’école, les copains, tout ça. Ce mélange caractéristique d’excitation et d’angoisse…

Et moi, ben j’ai repris mon chemin habituel : mes cours, mes mamans. Et puis tout à coup, vous étiez 10 au cours de prénatal au Poseidon, et j’avais le coeur en joie… Et tout à coup, c’était la rentrée pour moi aussi, comme un parfum de soulagement, comme un retour à la normale.

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Bien sûr, j’aurais préféré que cette reprise se fasse sans aucune restriction, qu’on retrouve notre liberté totale. Mais ce n’est pas grave. J’ai mis mon pendentif en jade ce matin, il n’y a pas de hasard : la jade symbolise la patience et la sagesse. Tout ce que je nous souhaite! Un de ces jours, on pourra à nouveau se réunir et célébrer…

Et en attendant, je vous prépare quand même quelques petites joyeusetés!

D’abord, le nouvel horaire des cours collectifs de yoga!

Copie de promo lancement(1)

Bien sûr, tous les cours sont « Covid Safe » ✅ Nous respectons toutes les mesures nécessaires pour garantir votre sécurité. Vous amenez votre tapis ou un essuie, les distances sont respectées entre les tapis, et les tapis sont nettoyés entre chaque séance et la salle aérée.

Toutes les inscriptions se font via la plateforme billetweb afin de limiter le nombre de participantes.

Et puis, très bientôt, nous reprenons les Dimanches Yoga! Je m’en réjouis, j’adore ces journées de pratique! Avec toujours une promenade en pleine nature, méditation en actes.

J’ai eu la chance de vivre une retraite de yoga cet été auprès de mon maître spirituel, Christian Coupé (je vous en parlerai certainement bientôt) et je suis reboostée et pleine d’inspirations nouvelles pour vous partager ma pratique de yoga lors de cette journée.

Pour vous inscrire, contactez-moi! Les places sont limitées!

Le reste de mon horaire est consacré aux cours privés de yoga et à l’accompagnement à la naissance : préparation en prénatal (avec ou sans yoga), et soutien à domicile en postnatal. Je fonctionne désormais avec des forfaits de 5 ou 10 visites à domicile pour le postnatal. Et le massage postnatal fait désormais partie des services que je propose lors de mes visites… Qu’on se le dise 😉

Mes créneaux horaires se remplissent, ne tardez pas à prendre contact si vous souhaitez bénéficier d’un accompagnement global, avec ou sans yoga!

A bientôt sur le tapis!

 

 

 

Déconfinement… Ou pas!

Hier, je suis sortie comme tous les jours faire une grande balade avec les enfants. Et l’un d’eux a failli se faire écraser! Il y avait des voitures partout… Fini cet agréable sentiment d’être à la campagne, ce calme en ville, comme si tout le monde était parti en vacances…

Ça m’a fait tout bizarre…

Alors j’ai commencé à y regarder de plus près… Et j’ai remarqué des groupes de personnes qui papotaient devant les commerces ouverts, le monde dans le parc, peu soucieux désormais des règles (ne pas s’assoir sur les bancs, ne pas jouer dans les plaines de jeux, respecter les mesures de distanciation sociale…). Je suis passée devant l’école primaire de mon quartier et les cris des enfants dans la cour de récré m’ont attirée jusqu’à la grille… Une quinzaine d’enfants jouaient à « touche touche », innocents, tandis que les profs, manifestement ravis de se retrouver, papotaient… Spectacle ravissant, si je n’avais en tête toutes ces mesures de distance et gestes barrière, ces discours lancinants « on ne lâche rien », ces images de gros scotch au sol délimitant les espaces de chacun, ces masques partout,…

Je me suis sentie oppressée, en colère. La poussette d’Owen m’a semblé plus lourde à pousser. Assignée à résidence, j’avais redécouvert mes enfants, la beauté de la nature, le plaisir des balades et des jeux… Cet entre-deux me frappait en plein visage. Ma condition de mère au foyer temporaire me semblait soudainement insoutenable. Comme une prisonnière derrière ses barreaux qui regarde les autres dehors et qui s’imagine qu’ils s’amusent tellement plus…

Et puis j’ai découvert, en discutant avec mon coloc, les files devant un certain magasin d’ameublement scandinave, et la foule qui se ruait dans une certaine rue commerçante Bruxelloise… Elle est où la nécessité de ces produits? En quoi est-ce un déplacement indispensable?

A ce compte là, n’aurait-on pas pu réouvrir les musées plutôt? Il y aurait eu moins de monde, donc moins de risque, et on aurait fait autre chose qu’encourager – encore – la consommation de masse.

J’ai perdu pied.

Et quoi? Le monde d’hier va donc repartir dans sa course folle? L’Etat va soutenir la relance de l’économie en sauvant quelques grosses boîtes, quelques milliers d’emplois au passage bien sûr, mais ne pourra pas les sauver tous… Les « gros » vont tirer leur épingle du jeu, comme d’habitude, et le gap va se creuser encore. La déshumanisation de la société va se poursuivre, pourquoi payer un coach sportif ou un cours de yoga alors que tout est désormais disponible en ligne… La surconsommation restera bien là, les grandes enseignes, peu respectueuses des droits des travailleurs et de la planète, continueront de prospérer, malgré les quelques irréductibles qui croyaient naïvement qu’un autre monde était possible… Qu’est ce que nous espérions ?

Certaines personnes vont reprendre une vie « normale » – si tant est qu’on puisse parler de vie normale dans ces conditions : aller bosser chez le géant de l’ameublement et devoir mettre tes gamins à l’école, avec les risques que ça comporte, parce que « l’économie doit reprendre »… – tandis que certains vont rester à l’arrêt. Les mères vont rester au foyer, pour garder leur progéniture. Les télé-travailleurs vont rester confinés entre leurs quatre murs. Les travailleurs de l’horeca et des salles de sport vont rester sur le carreau…

Tout cela me révolte depuis le début. Ce monde est entrain de perdre son humanité… Où est passée notre liberté? Doit-on vraiment accepter cette situation?

La peur, l’incompréhension, le ras-le-bol, le découragement, le sentiment d’injustice envahissent mon coeur ce soir.

Je sais que je ne dois pas me laisser gagner…

Je repense au message de mon cher professeur, Philip Rigo, il y a quelques semaines, nous encourageant à garder un coeur ouvert, à cultiver la lumière et l’authenticité, nous répétant que le monde de demain allait avoir besoin de cela, de nous, de coeurs ouverts…

Mais avant de pouvoir ramener la lumière dans mon coeur, ramener la foi, retrouver Shraddha, il me faut du temps.

Le temps de réaliser ce qui s’en vient, ce qui est déjà là. Le temps d’accepter ce qui m’habite, ce soir. D’accueillir toutes ces émotions, ces sentiments désagréables.

Le temps de réaliser qu’il n’y a plus rien à espérer de l’extérieur.

Oui, vraiment, le changement viendra de l’intérieur, le changement viendra de nos coeurs.

Mon mantra personnel est plus d’actualité que jamais.

Mais il y a urgence.

Journal de confinement

Les premiers jours j’ai voulu organiser plein de trucs. J’avais plein d’idées. Poster des tas de conseils sur Instagram. Faire des vidéos, des Facebook live, des cours en ligne. J’ai relayé plein d’articles sur les réseaux sociaux, sur le confinement, ce que ça allait nous apporter, ce que ça allait changer. Je partais dans tous les sens.

Je voulais profiter de la vague, prendre ma place dans ce confinement, être celle qu’on retiendrait pour avoir organisé plein de trucs super.

Je voulais aussi en profiter pour faire avancer mon business, prendre ce temps que je n’ai jamais pris pour revoir certains fondamentaux dans mes cours, faire ma liste de contacts et préparer des mailing, faire de la prospection, de la promotion, etc.

Avec les enfants, j’étais dans le même état d’esprit. Je voulais rattraper le temps perdu avant, profiter du confinement pour redresser la barre. J’ai fait des plannings avec eux, des tableaux de renforcement positif. On a établi les règles de la maison.

Je voulais qu’on mange sainement, qu’on fasse de beaux bricolages, qu’on apprenne à se brosser les dents et à ranger sa chambre, et qu’on respecte un horaire avec des activités variées et intelligentes.

Mon homme, lui, voulait qu’on profite du confinement pour rattraper l’admin en retard, organiser notre prochain week-end avec nos amis, aménager le garage en salle de sport.

Je faisais trois choses à la fois. J’étais sur mon téléphone, à préparer un post Instagram, à publier un article sur Facebook, et j’attendais de mes 3 petits garçons qu’ils colorient sagement, qu’ils jouent gentiment, qu’ils ne se chamaillent pas. Je passais une heure en cuisine pour mitonner des bons petits plats sains, faisant des allers-retours cuisine-salon pour vérifier qu’il n’y ait pas de blessé/séparer une bagarre/amener un enfant aux toilettes, et je pêtais un plomb quand mon second refusait catégoriquement de toucher au repas.

Ça a coincé. Mon aîné m’a ramenée sur Terre. Il frappait ses frères, crachait, lançait des jouets à travers tout, risquant à tout moment de blesser quelqu’un ou de casser quelque chose, et m’obligeant à lui donner de l’attention. Il hurlait à la moindre contrariété, faisait caca, en 3 fois, dans son lange pendant la sieste et plus on se fâchait, plus il riait. Bien sûr le contexte actuel y était pour quelque chose, le changement dans ses habitudes, qu’il tolère très difficilement vu sa malformation au cerveau, mais il y avait plus.

Ça ne pouvait pas marcher. Nous étions à côté de la plaque!

Je me suis rendue compte que la vie était ailleurs. Qu’il fallait relâcher la pression. Professionnellement et personnellement. Que je devais être plus douce avec moi-même, et avec eux.

Non je ne serai pas celle qu’on retiendra pour ces super activités en ligne pendant le confinement (mais retiendra-t-on l’un de ceux-là?). Non, je ne lancerai pas de super groupes de parole en ligne, mais d’autres le feront très bien et seront là pour répondre aux besoins des mamans. Non, mon activité professionnelle ne va pas prendre tout à coup son envol grâce au confinement. Parce que je n’ai pas plus de temps qu’avant, en fait, j’en ai moins : j’ai 3 enfants en bas-âge.

Et vous savez quoi? Je me suis rendue compte que ces 3 petits bouts là, devant moi, ils ne demandaient qu’une chose : que je sois là avec eux. Qu’ils n’auraient plus jamais 6, 4 et 2 ans tous les trois, et que la vie me donnait une occasion unique d’en profiter. Que ce dont nous avions tous besoin, c’est que je me rende disponible, pleinement, pour eux. Et grande chance pour moi, j’ai la possibilité de le faire. Je peux mettre mes enfants en priorité. Tout le monde n’a pas cette chance. Alors, c’est ce que j’ai décidé de faire.

J’ai viré les applis de réseaux sociaux de mon téléphone. J’ai planifié quelques cours en ligne, pour mes élèves habituelles, à des horaires qui conviennent à mon homme et à ma famille. Je profite des siestes pour écrire un post ou l’autre, parce qu’écrire me fait du bien. Vous ne me verrez donc pas des masses sur les réseaux ni ici.

Mais ce n’est pas tout. J’ai repensé aux dernières vacances de Noël. Aux bons moments que nous avions passé, avec mes petits gars, pelotonnés dans le canapé devant un dessin animé, ou à faire des cookies. Et j’ai descendu la barre de mes prétentions. Se faciliter la vie, ça ne s’applique pas uniquement quand on n’a pas le temps. J’ai racheté des quiches toute faites, des pâtes fourrées, des fish sticks et des burgers végé au supermarché. Chaque chose en son temps. Les enfants ont découvert, avec moi, les films de Walt Disney. On a commencé par Cendrillon, parce que ça ne fait pas trop peur, parce que mon second, il adore les princesses, et puis parce que moi, c’était un de mes films préférés, petite.

Hier soir, j’ai eu le bonheur de voir mes garçons installer le circuit de train, ensemble et y jouer, ensemble. Quelque chose est entrain de se créer entre eux, et ça me touche.

Ce matin, j’ai maternellement préparé deux pizza maison pendant que mon homme jouait au jardin avec les enfants, en sélectionnant les ingrédients pour chacun. Ce midi, devant le refus de manger de mon second, j’ai hurlé, puis fondu en larmes. Ça m’arrivera encore, bien sûr.

Un jour après l’autre. Relâcher la pression.

 

 

 

Mes 10 astuces pour gérer la peur

La peur est une émotion que je connais. Je l’ai découverte lorsque mon fils aîné avait environ 1 an. Il s’est réveillé en hurlant en pleine nuit et a commencé à convulser. 2h plus tard, il était aux soins intensifs et on commençait à chercher la cause de son mal. Depuis, il y a cette vigilance de chaque instant, qui ne m’a presque plus jamais quittée. J’ai dû apprendre à faire avec l’angoisse, à relativiser, à lâcher-prise.

Bien sûr, j’avais déjà eu peur avant, comme tout le monde. Mais cette peur-là était nouvelle, c’était la peur d’une mère, celle qui prend aux tripes, celle de perdre son enfant.

Ce sentiment vous habite peut-être pour le moment, vu la pandémie, vu le confinement (tout à fait inédit => ça génère l’idée que l’heure est grave et donc un sentiment de peur), vu l’atmosphère anxiogène qui règne autour de nous… On fait le compte des décès à la télévision… Alors chacun de nous s’inquiète pour ses proches, ceux qui sont le plus à risque, les aînés, les personnes immuno-déprimées, mais aussi pour sa famille proche, et même pour soi.

Comment gérer ?

Voici quelques astuces qui me sont bien utiles en ces temps agités…

  1. Eloignez-vous des news. Plus de JT à la télé, plus de radio. Virez de votre téléphone toutes les notifications; voire même toutes les applications anxiogènes : Facebook, Twitter, les journaux, toutes les formes de newsfeed. La peur nous fait produite de l’adrénaline, et cette hormone a un côté addictif. A partir d’un certain point, on se nourrit des news catastrophes, on recherche les infos morbides. Brisez ce cercle vicieux. Autorisez-vous quelques minutes de news par jour, si vraiment vous en ressentez le besoin.
  2. Prenez un moment par jour, peut-être 5 minutes si vous pouvez, pour vous assoir ou vous allonger par terre. A même le sol. Sur un tapis ou un essuie si vous voulez mais ce n’est même pas nécessaire. Seulement 5 minutes pour revenir dans votre corps. Sentir les points d’appui du corps sur le sol. Sentir ce qui est plus sensible, ce qui est contracté, tendu, et ce qui est relâché. Sans jugement, si possible. Juste constater, prendre conscience de votre corps.
  3. Respirez! Ça peut paraître stupide mais c’est essentiel!! Respirez profondément, avec votre ventre. Expirez longuement. L’expire devrait être plus long que l’inspire. On ne respire pas beaucoup ou pas vraiment, dans notre monde. On respire souvent très haut dans la poitrine, et cela entretient le sentiment de peur. Vous pouvez imaginer que votre buste (de vos épaules à votre bassin) est comme un ballon de baudruche qui se gonfle jusqu’en bas et de tous les côtés à l’inspire, et qui se dégonfle à l’expire. C’est important que le ventre sorte à l’inspire, et revienne à l’expire. Vous pouvez aussi utiliser un mantra, comme « j’inspire la détente » ou « j’inspire la joie » ou « j’inspire la confiance » et « j’expire la peur ».
  4. Le toucher. Le toucher est extrêmement puissant et permet au corps de produire de l’ocytocine, cette hormone magique qui est la meilleure ennemie de l’adrénaline. Vous pouvez pratiquer l’auto-massage. Vous pouvez faire cela en travaillant, devant votre PC même (Bon, c’est mieux si vous êtes tout à ce que vous faites, bien sûr, mais on va pas faire les difficiles!)  Si vous êtes en couple ou en famille, n’hésitez pas à vous câliner un maximum. Vous massez. Vous embrasser. Vous verrez, c’est magique pour le moral!
  5. Chantez, dansez, lâchez-vous! La pratique d’une activité physique comme la danse danse diminue le stress grâce à l’attention portée aux mouvements et à la musique. Quant au chant, il nous aligne, ses vibrations nous font du bien. Le corps libère des endorphines, de la dopamine. Les émotions refoulées peuvent être libérées. La posture du corps est ouverte, optimiste. On respire avec le ventre, on se connecte à soi.
  6. Vous connectez à la nature. Sortez marcher un peu en forêt, si vous le pouvez. Faites quelques pas pieds nus sur la terre. Le printemps est là, et nos villes sont calmes comme jamais. Profitez-en! Si vous ne pouvez pas sortir, installez-vous quelques minutes à votre fenêtre, au soleil. Sentez le vent sur votre peau, la fraîcheur de l’air, la douceur du soleil qui vous réchauffe. Les odeurs dans l’air. Observez les oiseaux, écoutez leur chant…
  7. Diffusez de l’huile essentielle de verveine odorante (ou simplement, un petit pot à renifler dans la poche, ou quelques gouttes sur un tissu). C’est un remède miracle contre les angoisses! Et c’est bon aussi pour l’immunité. (C’est ok pour les femmes enceintes après 3 mois et les enfants de plus de 3 ans. Attention, je ne suis pas aromathérapeute, pour plus d’infos, voyez ici ou demandez conseil à votre médecin ou à une personne qualifiée.)
  8. Ecoutez de la musique apaisante. C’est bien connu, la musique adoucit les moeurs. En fait, cela a réellement des effets physiologiques : faire descendre la tension artérielle, ralentir le cœur et calmer le cerveau! Alors, préparez une playlist avec des choses que vous aimez, de la musique classique, des musiques de relaxation, peu importe, du moment que c’est calme et apaisant.
  9. Buvez de l’eau! Il est très important de bien s’hydrater tout au long de la journée, mais figurez-vous qu’en cas d’angoisse, boire un grand verre d’eau, très tranquillement, peut également vous aider. En effet, cela va faire ralentir le battement de votre cœur, faire descendre votre tension artérielle et aussi favoriser la circulation de votre sang!
  10. N’oubliez pas que « ça aussi, ça passera ». Cette petite phrase toute simple permet de relativiser. La vie est changement. Rien n’est fixé à jamais.

Devenir mère pendant le confinement

Confinement ou pas, la nature, elle, ne s’arrête pas…

Les grossesses se poursuivent, les bébés continuent de naître, et de grandir.

Une maman que j’accompagne – virtuellement dorénavant – m’a fait comprendre quelque chose, ce matin, que j’avais envie de vous partager. Ce virus nous rappelle qu’il y a des choses qui nous dépassent, que la Nature est la plus forte, et qu’il faut parfois accepter ce qui nous arrive parce que c’est comme ça. Même si la pilule est dure à avaler, quand on n’a pas le choix, il vaut mieux l’avaler tout de suite.

Oui, c’est dur, c’est inquiétant, c’est confrontant. On ne va pas se mentir : devenir maman dans cette période troublée, c’est plus qu’étrange… La plupart des accompagnements tombent à l’eau : rendez-vous kiné, préparations à la naissance, groupes de parole, cours de yoga prénatal ou postnatal, soutien à domicile (sauf urgences médicales), … Toutes ces activités qui soutiennent les mamans dans leur chemin vers la maternité n’ont plus cours. Elles se retrouvent un peu livrées à elles-mêmes, avec en plus un important stress financier quand elles sont indépendantes ou mises au chômage temporaire, ou obligées de télétravailler souvent avec des enfants plus grands à gérer à la maison et à qui faire l’école… C’est l’isolement forcé, avec une pression de dingue de tous côtés. Moi-même en tant qu’accompagnante, je ne sais pas si demain je pourrai accompagner les mamans auprès desquelles je me suis engagée…

Beaucoup d’incertitudes et de questions…

Mais un sentiment de sérénité peut peut-être justement émerger de ces ténèbres.

Cette maman que j’accompagne et qui appréhendait encore la naissance qui s’en vient a pu le week-end dernier véritablement changer de regard, se distancer de ses peurs, de la perspective de cet évènement au vu du chaos qui règne autour. Elle s’est focalisée d’abord sur la logistique, sur ce qu’elle pouvait contrôler, anticiper. Puis s’agissant de la naissance, se raccrocher à ce qui était pour elle vraiment essentiel, le choix du lieu de naissance, la présence de son accompagnante (qu’on a heureusement pu lui garantir), et lâcher véritablement prise sur le reste. « Tout ce qu’on avait mis en place tombe à l’eau, et il va falloir faire avec », me disait-elle ce matin!

Elle m’a impressionnée! Elle était confiante! Quel lâcher-prise!

Comme cette maman, c’est le moment d’être encore plus forte. De s’isoler dans cet espace lumineux en soi, d’être en lien avec son coeur, et avec toutes les femmes du monde qui donnent naissance… Un véritable lâcher-prise est possible. Sans revenir à l’état de Nature, on peut réellement se distancer des conditionnements mentaux.

Je crois plus que jamais possible de donner naissance de façon physiologique, mais à condition de pouvoir rester zen, détendue, de rester dans la confiance. Alors, le corps produira l’ocytocine nécessaire à un travail de naissance naturel. Dans ce contexte, les lieux de naissance qui sont la norme, les hôpitaux, se révèlent des environnements inquiétants : le stress, la peur, et l’adrénaline y règnent. Les consignes – même si justifiées par les circonstances – sont souvent drastiques : un seul accompagnant par maman qui donne naissance (généralement le papa, alors que la mère aurait sans doute plus que jamais besoin d’une présence non médicale confiante à ses côtés), l’isolement forcé pour les mamans fiévreuses, livrées à elles-mêmes dans ce bain d’adrénaline et au final, l’augmentation probable du taux de césariennes. Peut-être l’occasion de prendre conscience des bienfaits de la naissance à domicile?

Je pense à toutes ces mamans proches du terme… J’aimerais pouvoir leur insuffler de la confiance et de la force. Les aider à se connecter à leur bébé, à rester bien centrée sur l’essentiel.

Bien sûr, ce n’est pas du tout idéal. J’aimerais pouvoir créer un village virtuel pour entourer ces mamans dans les prochaines semaines… Pour la naissance, et bien sur pour le postpartum.

Cette crise nous force à nous connecter vraiment à notre essentiel. A notre Être.

Mais ça peut être extrêmement inconfortable! On n’a pas forcément envie de passer en mode « acceptation », « disponibilité », « maternage »,…

Il peut y avoir des résistances. Nos conditionnements ont la vie dure…

Comme pour donner naissance, on prend un instant après l’autre. Comme quand on devient maman, et qu’on est en plein dans cette période d’intenses changements qu’est le postpartum, on vit à 100% chaque instant. En s’adaptant au fur et à mesure. En pleine présence. On ne sait pas de quoi la suite sera faite… Mais on peut choisir de faire confiance. D’accueillir ce qui se présente, toutes les émotions, tout ce qui se vit. De se laisser porter par le flow. De s’en remettre à plus grand que soi.

Si nos activités collectives n’ont plus cours, un autre lien peut se tisser, une autre dimension. Le confinement, l’isolement, c’est surtout dans notre tête qu’on le vit. On peut profiter de cette occasion pour créer de la reliance entre nous, pour sortir du sentiment de solitude et réaliser que nous sommes toutes une.

Des tas d’initiatives en ce sens fleurissent… Il y a les cercles virtuels de LuaLuna, des méditations en ligne, des « lignes rouges » d’écoute organisées par la plupart des doulas,…

De mon côté, je reste à votre disposition : chaque accompagnement avec Moodita, c’est la disponibilité par téléphone, whats’app ou autre, à tout moment de l’accompagnement… N’hésitez donc pas à me contacter! L’écoute peut tellement…

Peut-être que plus que jamais, vous ressentez le besoin d’être accompagnée? Vous avez des questions, des inquiétudes? La première séance d’accompagnement à la naissance est toujours gratuite et peut se faire en ligne! Contactez-moi 😉

J’organise également des cours de yoga en ligne sur des plateformes comme Webex ou Zoom. N’hésitez pas si vous souhaiter rejoindre un cours en ligne!

Je bosse aussi sur des petites capsules audios et/ou vidéos pour vous soutenir dans ces moments difficiles par des relaxations, méditations, etc et vous permettre de déconnecter de l’atmosphère ambiante et vous reconnecter à vous.

Et n’oublions pas de se dire que « ça aussi, ça passera ».

Le confinement à 5… Ou comment cultiver la joie

Il semblerait que là, on n’ait plus le choix : il va falloir les assumer, ces gamins qu’on a fait. Et les assumer seuls!

Pas de grands-parents, de stages, ou de centre de jour pour pouvoir en caser un ou deux… Pas de vacances avec mini-club pour les gamins qui permette à papa et maman de souffler un peu… Pas moyen de réunir des copains pour occuper le temps. C’est les grandes vacances avant l’heure, version siècle dernier!

Plus question de fuir au travail, d’aller se vider la tête au sport ou en sorties avec des amis. Burn-out parental ou pas, on va devoir le trouver ce fameux équilibre à 5. Avec un papa qui télétravaille (bon courage!) et une maman indépendante plus ou moins en chômage technique qui tente de profiter de la sieste des enfants pour bosser un peu…

Entre les discours alarmistes et moralisateurs (« Stay fucking at home »), et ceux que je qualifierais de « bisounours » (« C’est super, du temps en famille, c’est l’occasion ou jamais de mettre en pratique les principes d’éducation positive »), je ne m’y retrouve personnellement pas beaucoup. Chacun n’est selon moi qu’une vision partielle de la réalité. Oui il va falloir rester à la maison, et c’est une super occasion pour tenter de mettre en pratique les principes de l’éducation positive (ou des principes d’éducation tout court d’ailleurs) mais ça va pas être coton!! Qu’on se le dise!

Qui parmi nous a déjà fait l’expérience de plusieurs semaines en famille, sans aucune interaction ou presque avec l’extérieur?

Concrètement, au-delà des échanges de bonnes idées créatives pour occuper les enfants, que faire pour survivre?

Je pense que le yoga est un merveilleux outil pour gérer cette situation nouvelle.

Ce week-end, au milieu des informations de plus en plus alarmistes, et des enfants qui m’énervaient, j’ai réalisé que c’était cela dont j’avais besoin. Je me suis assise en tailleur par terre, j’ai porté mon attention sur les sensations de mon corps et sur ma respiration. Et ça allait déjà mieux. Les enfants m’énervaient déjà un peu moins! Je sentais que mon niveau d’énergie remontait instantanément.

Le yoga m’aide à trouver les ressources en moi pour supporter cette épreuve. Ne pas me laisser gagner par l’atmosphère anxiogène diffusée dans les médias. Supporter mes enfants et être présente pour eux. Le yoga m’aide à cultiver la joie face à cette épreuve.

Car, oui, soyons honnêtes, être à la maison à cinq, c’est une épreuve!

Mon fils aîné a une malformation au cerveau qui touche entre autres la zone de la morale, de l’inhibition. Il est très difficile de gérer les interactions entre lui et ses frères. Il insulte, frappe, n’a pas de limites, et il nous confronte non stop à nos limites à nous… Il n’est pas propre, a de gros soucis au niveau des praxies et des compétences visio-spatiales. Il est par exemple impossible de faire un jeu de société avec lui ou encore de lui demander de ramasser des jouets par terre. Il est du coup plein de frustrations et de colères…

Le second est hypersensible (donc chichi à mort), très compétitif (et a l’art de rendre dingue notre aîné en faisant tout mieux et plus vite que lui) et c’est un enfer pour le faire manger.

Et le troisième est un bébé.

Rien d’exceptionnel. 3 petits mecs quoi!! A gérer au quotidien, ça peut être un enfer, toutes les mamans le savent!

Ces derniers temps, on finit régulièrement les week-end, avec leur papa, en se disant, « allez, ça a été, on s’en est pas trop mal sortis. Heureusement, demain, c’est lundi. »

Ben pas de bol, là, y’a plus de lundi…

Alors, que faire?

Mon conseil tient en 1 mot : ACCEPTATION.

La souffrance vient toujours du décalage entre nos désirs et la réalité. Nous sommes confinés à la maison, c’est comme ça. On va faire « contre mauvaise fortune, bon coeur » comme dirait ma maman!

Vous pouvez vous laisser gagner par la peur et la panique ambiante, votre immunité n’en sera que diminuée.

Vous pouvez vous énerver sur vos enfants et laisser le ton monter de plus en plus, votre moral en prendra un coup.

Ou vous pouvez rester connecté à VOUS, à votre coeur. Rester présent. Rester conscient. Avoir confiance. Respirer!

Nous sommes vivants. Et nous avons là une magnifique occasion de nous recentrer sur l’essentiel. Il faut accepter ce que vous vivez. Accepter que c’est dur, par exemple.

Je pense à toutes les mamans que j’accompagne, qui sont en fin de grossesse ou qui sont en plein dans le quatrième trimestre, avec un nouveau-né à nourrir, et qui se retrouvent avec un ou plusieurs enfants plus grands à la maison. Qui sont fatiguées. Et qui ont envie de se centrer sur leur bébé. Ou simplement d’avoir la paix.

C’est dur. C’est une situation nouvelle. C’est déstabilisant. C’est sans doute à milles lieues de ce que vous aviez en tête, de la façon dont vous aviez imaginé les choses. Il se peut que du coup, vous soyez un peu plus dure que d’habitude avec les grands, que vous n’ayez pas de patience. C’est normal…

Et pourtant vous allez devoir faire avec.

La première étape, pour que cela se passe bien, c’est de se connecter à ce qu’on ressent, d’accepter ce qui nous habite (peur, énervement, inquiétude, fatigue, …) et d’y faire face. Si vous laissez ces émotions être ce qu’elles sont, ni plus, ni moins, si vous leur faites face, vous avez déjà faire une grande partie du chemin pour vous en libérer.

Et puis se recentrer sur le souffle, la respiration, la Vie en soi.

Trouver le calme en soi.

Peut-être que la pratique d’un mantra peut vous aider ;  j’aime beaucoup le fameux « j’inspire, j’expire » du moine vietnamien Thich Nhat Hanh.

La méditation, cela peut se faire tout le temps. Pas besoin de tapis de yoga et de silence. Vous pouvez méditez en faisant la vaisselle ou en jouant avec vos enfants. C’est une belle méditation que de partager des moments de qualité, en pleine présence, avec ses enfants…

Belle pratique en famille à tous! Et bon courage!!

 

 

Journée internationale du droit des femmes

Aujourd’hui c’était la journée internationale des droits des femmes.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de femmes se souhaitaient une bonne fête.

D’autres s’insurgeaient en disant que ce n’est pas la fête des femmes mais la journée des droits des femmes.

C’est quoi la différence? Et en quoi ça me concerne, cette journée finalement ?

Moi je suis belge, blanche, d’un milieu socio-économique aisé. J’ai fait des études (longues) et comme salariée, j’avais un salaire correct. Mon collègue masculin faisait la même chose et gagnait la même chose. Je vis dans un monde où je peux donner mon avis quand je veux, et même voter. Je m’habille comme je veux. Je me suis toujours sentie suffisamment respectée par les hommes qui m’entourent, et je ne me souviens pas avoir eu affaire à des commentaires sexistes ni rien. 

Alors, je veux bien soutenir les droits des petites filles qui ne peuvent pas aller à l’école parce qu’elles sont des filles, des femmes qui ne peuvent pas faire ce qu’elles veulent (conduire par exemple) mais moi, je ne suis pas vraiment concernée, si?

En fait, si.

J’ai récemment eu l’occasion d’en discuter avec un homme, et ça a fait débat. Il trouvait qu’on avait vraiment fait du chemin, sur le sujet, en Belgique. Qu’on n’avait pas à se plaindre. Il m’a parlé de toutes ces directrices, dans la grosse boîte où il travaille, qui sont à des postes à haute responsabilité, et qui semblent si heureuses d’être là. Il m’a parlé de ses amis, hommes, qui aimeraient travailler moins. Les femmes veulent faire carrière, s’éclatent au boulot. Pourquoi eux ne pourraient-ils pas en profiter pour souffler un peu? Ces hommes qui portent le poids de générations d’hommes-travailleurs, d’hommes-dont-c’est-la-responsabilité-de-ramener-des-sous-et-de-faire-vivre-leur-foyer. Pour lui, l’émancipation de la femme par le travail, c’est acquis. A quand la liberté des hommes par la réduction du temps de travail, voire l’arrêt du travail?!

Une chose m’a frappée dans son discours. Il m’a parlé du fait que selon lui, les hommes travaillent depuis des centaines de milliers d’années et les femmes depuis seulement 50 ans. Alors, qu’elle profitent seulement de leur émancipation, ces femmes! C’est au tour des hommes de se reposer un peu, de jouir de la vie!

C’est là que le bas blesse, en fait. Depuis que l’homme est apparu sur Terre, la femme travaille.

🔥 Breaking news! 🔥

Les femmes travaillent. A tout le moins, elles portent les enfants, elles donnent naissance, elles nourrissent et éduquent. Et aujourd’hui en prime, on attend d’elles qu’elles fassent carrière ou en tous cas s’épanouissent professionnellement (bah oui, il a fallut des années de lutte féministe pour en arriver là, il faudrait pas que maintenant elles fassent marche arrière!).

Et ce travail n’a absolument aucune valeur aux yeux de notre société…

C’est comme ce « congé de maternité » qui devrait déjà commencer par changer de nom!!

Alors oui, la journée des droits des femmes, ça me concerne!

Parce que même en Belgique, même dans les milieux privilégiés, il y a encore de nombreuses avancées nécessaires pour les droits des femmes, pour que les femmes soient vraiment libres et reconnues pour tout ce qu’elles font, tout ce qu’elles donnent.

L’égalité, c’est quand chacun a les mêmes droits. L’équité, c’est quand les mesures sont adaptées à la situation de chacun pour qu’au final, ce soit égal. 

La femme ne sera jamais l’égale d’un homme: nous sommes différents. 

Eh oui, c’est notamment la femme qui porte les enfants! C’est elle qui vit ces 9 mois de transformation intense de son corps. C’est elle qui enfante, qui s’ouvre pour donner la vie. C’est encore elle qui produit du lait et dont le corps doit doucement se remettre de ce tsunami… Et encore aujourd’hui, dans la plupart des couples, c’est elle qui s’occupe prioritairement des soins aux enfants, de leur hygiène, de les nourrir, de les vêtir, etc.

Le jour où l’on tiendra vraiment compte de cela, de ces éléments fondamentaux, où l’on adaptera les mesures en faveur de chacun en fonction de cela, on aura avancé. 

Le jour où on valorisera réellement le travail quotidien des femmes, des mères, le soutien de leur famille, l’éducation des enfants, alors on aura vraiment avancé. 

Chaque femme doit avoir le choix de vivre la vie qu’elle veut vivre. Et notamment, le choix de travailler un peu, beaucoup, passionnément et/ou de s’occuper de ses enfants, un peu, beaucoup, passionnément… Bref, être ou ne pas être mère au foyer, telle est la question! Après des décennies à revendiquer le droit de travailler, puis de faire carrière, il me semble qu’aujourd’hui, nous avons tout à gagner à revendiquer la possibilité de faire de vrais choix, celui de se répartir la charge du ménage et des enfants, de ralentir ou pas, de ne plus « travailler » (faut le dire vite pour pas mentir longtemps!), de s’investir ensemble dans l’éducation des enfants,… Des choix qui puissent être discutés en couple. 

Il est temps de reconnaître tout ce que font les petites travailleuses de l’ombre… Pour le bien-être futur de femmes, et des hommes!

 

Cercle Yoga et Parole

« Libérer la parole autour de la difficulté d’être parent »

Cercle – Yoga – Groupe de parole

Un espace sécurisé pour se connecter à soi, à son corps, à son ressenti et ses émotions et laisser émerger ce qui est là.
Un espace de liberté et de bienveillance, à l’abri des jugements où tout peut être dit et où tout peut être entendu.
Un cercle pour se sentir soutenu.e, en tant que parent, dans cette période si particulière de la vie.

Prendre soin de soi, de son corps et de sa tête.

Travailler sur le corps, par la pratique du yoga, pour faire émerger les émotions.

Pouvoir déposer, ensuite, ce qui nous habite. S’autoriser à le faire. Mettre des mots pour essayer d’y voir plus clair. Se sentir écouté.e et compris.e et se libérer, peut-être.

Comprendre et partager pour se sentir accueilli.e dans sa vérité.

Au programme :

· · Accueil de chacun.e

. . Présentation(s)

· · Yoga

· · Cercle de parole et d’échange, encadré (et ponctué le cas échéant par le partage d’informations)

· · Relaxation profonde – Yoga nidra

· · Tisane

La pratique de yoga proposée pour cet atelier est accessible à tous, hommes et femmes, débutants et pratiquants confirmés, souples ou raides, jeunes ou moins jeunes. Elle s’inspire du Viniyoga, de la yoga thérapie, du yoga du cachemire et du Yin yoga. Elle est plutôt lente, douce, statique, méditative.
La proposition est de se connecter à soi, à sa vérité, à ses émotions par la pratique.

PAF : 30€ pp – 50€ en couple
Tenue confortable suggérée.
Prenez votre tapis de yoga avec vous si vous en avez un!

Garderie/babysitting possible pour les enfants sur place (payant) : merci de nous contacter!

Informations complémentaires et inscriptions uniquement par mail : cercleyogaetparole@gmail.com

 

Pourquoi je suis doula et pas « coach » périnatale

J’ai écrit récemment dans un post sur les réseaux sociaux que « doula », « consultante en périnatalité », « conseillère en périnatalité », « coach périnatale », c’était tous des termes pour dire le même métier, celui d’accompagner les futurs et les jeunes parents sur leur chemin autour de la naissance.

Oui, mais…

Ce n’est pas tout à fait, tout à fait la même chose quand même 😁

Je ne suis pas coach périnatale.

Je me suis longtemps pris la tête pour savoir quel terme utiliser. Dans le cadre de ma formation, plutôt très sérieuse, avec le centre de formation reconnu Mère et Monde, Isabelle Roy, notre principale formatrice, nous déconseillait l’emploi du terme « doula », peu voire pas du tout connu pour les uns, trop connoté négativement, voire générant carrément un mouvement de recul chez les autres… Et surtout parmi les professionnels de la santé!

Et c’est vrai qu’au tout début, quand j’étais enceinte de mon premier enfant, et que je commençais à m’intéresser à tout cela, j’avais découvert l’existence des doulas et dans mon esprit, à l’époque, c’était des espèces de « youyou », de bobos en fichu avec plein de bracelets au poignets et ça ne me semblait pas du tout sérieux!

D’où mon choix de l’école de formation Mère et Monde d’ailleurs, qui a pignon sur rue au Canada, et dont les accompagnantes sont connues et reconnues, et accompagnent les naissances dans tous les hôpitaux, sans problème.

Lors de ma formation, donc, je mettais un point d’honneur à utiliser le terme d’accompagnante à la naissance… Et puis petit à petit, à force de pratique, je me suis dit qu’on se distingue par la façon dont on pratique, et pas par un terme ou un autre…

Mais quand même, coach périnatale, ça, non.

Pourquoi?

Le coaching, c’est permettre aux personnes de se connecter à leurs ressources. En ce sens, le travail de doula peut s’apparenter à du coaching.

Pourtant, je me sens vraiment plus doula ou accompagnante que coach. Je suis plus « écoutante », « informante » (voire « énergéticienne »!) que coach! Je transmets ce que je sais des naissances, ce que la nature a prévu et ce que la médecine peut apporter, je transmets la philosophie du yoga plus que je ne « coache ».

Dans le coaching, souvent, on met en place des stratégies, on se fixe des objectifs et des étapes à franchir pour les atteindre. On cherche des solutions.

Ma vision est à l’inverse.

Pour moi il n’y a pas de méthode pour se préparer à donner naissance (ni pour se préparer ou être un bon parent). Une maman aura beau avoir suivi tout plein de cours de préparation à la naissance et avoir un super « coach » pour l’encourager, si elle est dans le contrôle, si elle n’a pas confiance en elle, si elle n’est pas connectée à son corps et à son bébé, donner naissance sera une épreuve.

La vie n’est pas simple. Donner naissance et devenir parent, ce n’est pas simple. Mais il n’y a pas de mode d’emploi. Il n’y a pas de méthode. Si on vous vend un cours en vous promettant la lune grâce à THE méthode, ne soyez pas dupe.

Chacun doit suivre son feeling et se laisser être ce qu’il est appelé à être. Pour moi la seule méthode c’est de se connecter à soi et au moment présent.

Apprendre l’acceptation. Ne pas lutter contre ce qui est. 

C’est la résistance qui crée la souffrance.

En yoga du Cachemire, on pratique sans intention. On se dépose. On prend le temps de sentir qu’on vit. D’observer ce qui est là, sans jugement, sans attente. 

Dans la préparation à la naissance que je propose, comme dans les séances de yoga prénatal, je travaille cela avec les futures mamans. Ce lâcher-prise : cesser de lutter ou de chercher des solutions mais accueillir ce qui est là. Les sensations, les émotions. Les prendre pour ce qu’elles sont. Les laisser nous traverser. Il y a une sensation désagréable? Ne pas chercher à la faire disparaître, mais la regarder en face.

Cultiver la présence à l’instant. Le passé est passé et le futur n’est pas encore. Seul compte, seul existe le moment présent. Et si le moment présent n’est pas agréable, comme je peux l’accepter?

C’est utile pour tous les petits maux de la grossesse.

C’est utile pour l’enfantement.

C’est encore utile pour la renaissance qui vient après : la naissance d’une mère.

On utilise souvent le pouvoir de l’intention ou les visualisations créatrices : on exprime ou on visualise ce qui nous habite, notre désir profond, ce qui compte vraiment pour nous, et ensuite on peut lâcher prise, faire confiance, s’en remettre à plus grand que soi, à l’univers ou peu importe…

C’est aussi accepter qu’on ne peut pas tout contrôler, tout maîtriser. 

Voilà pourquoi je suis ne suis pas coach mais bien doula : je vous accompagne sur ce chemin.