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Cercle de Saint Nicolas

Saint Nicolas… Ou les anciens mythes derrière le Saint ✨

Ce dimanche on se retrouve pour ouvrir le cycle de 3 cercles pour l’Avent. Et on entame ce cycle avec le Grand Saint, patron des écoliers…

La lumière se fait rare, les jours raccourcissent. Petit à petit la Nature se met au repos. Un repos bien utile, une plongée dans nos profondeurs pour y puiser la sève nécessaire pour renaître au Printemps…

De tout temps cette période a fait peur aux hommes. Synonyme de sommeil ou de mort pour le dieu de la fertilité, on pensait, par différents moyens généralement festifs (tapage, danses, cadeaux) pouvoir redonner vie au dieu, chasser les mauvais esprits et rendre plus féconds la Terre, les animaux et les hommes.

Saint Nicolas est à la fois Odin, dieu des Vikings, Woltan, le germanique, Hnikar ou Nikuz, le génie des eaux. Sa fête remplace la fête des bûches, la fête des ânes ou des fous, défoulements populaires en cette période angoissante pour les anciens, où le soleil semblait avoir disparu.

Ce sera donc l’ouverture de la saison des fêtes. L’ouverture de notre cycle pour, comme les anciens, célébrer malgré l’incertitude de l’avenir, espérer et croire au retour de la lumière ✨

Cercles de femmes – l’Avent

Ça y est, on le sent, l’hiver est à nos portes. Le soir tombe de plus en plus tôt. La lumière se fait rare.  

Les arbres ont perdu leurs feuillage, l’air devient plus froid, tout nous invite à rester au chaud dans nos maisons.

Petit à petit, la Nature se met au repos, entre en silence. C’est comme si Elle entrait en méditation, un temps de vide fertile, de connexion au coeur. Les feuilles tombées des arbres retournent à la Terre pour la nourrir. Les animaux hibernent. Chacun plonge dans ses profondeurs pour chercher la sève, y puiser l’énergie créatrice, et mieux renaître au Printemps. 

C’est aussi le début de la période des fêtes. Le sapin et la crèche ont été installés sur la Grand Place de Bruxelles. Il commence à y avoir des films de Noël à la télé. Sur les réseaux sociaux, on voit les premiers sapins, les bougies et les lumières de Noël qui envahissent les maisons. 

Quand j’étais petite, j’adorais cette période. On recevait souvent un calendrier avec des petites fenêtres à ouvrir chaque jour, avec un chocolat pour chaque jour. Le fameux calendrier de l’Avent. On décorait la maison, et j’ai le souvenir d’une ambiance chaleureuse, un peu magique. On faisait souvent un feu de cheminée, et on était bien. Il y avait Saint Nicolas, et tout son rituel. La bonne odeur du sapin qui se mêlait à celle du feu de bois. Ce temps suspendu, en famille…

Mais cette année, cette saison qui s’en vient nous laisse un goût un peu amer… Il n’y aura pas de réunions de famille, de marchés de Noël ou d’apéros festifs avec les copains… C’est l’hibernation forcée. Et moi je lutte certains jours avec ces émotions en dents de scie que cette période nous fait vivre. Pas vous?

Il y a des jours où, honnêtement, j’en ai marre de Zoom, j’ai envie de voir d’autres têtes que celles de mon mari et de mes gamins, j’ai envie d’apéros avec mes copines, de restos et de ciné, de câlins et de vie sociale.

Alors je me pose et je réfléchis. Lors du dernier cercle que j’ai facilité, en ligne, une des participantes a dit sa gratitude d’avoir au moins ça : d’avoir internet, un ordi, et zoom. De pouvoir être en lien. Créer de la magie.

Alors ensemble, recréons ce temps sacré, ces rituels de fin d’année, cette magie. Resserrons nos liens. 

👉 Rendez-vous chaque matin à 8h ou soir à 18h pour s’arrêter ensemble, jusqu’au 24 décembre

👉 Rendez-vous sur Instagram les lundis à 10h pour partager des pratiques qui réchauffent le coeur

👉 Rendez-vous sur Zoom pour 3 cercles de femmes pour célébrer l’Avent 🕯⭕️

📍Dimanche 6 décembre : Célébrer la Saint Nicolas ou les anciens mythes derrière le Saint 😉
📍Dimanche 13 décembre : Célébrer la Nouvelle lune
📍Dimanche 20 décembre : Célébrer Yule

Inscription possible à un cercle à la fois ou au cycle de 3.

Inscriptions par ici!

 

Mon calendrier de l’Avent

Aujourd’hui c’était le premier dimanche de l’Avent.
Je ne sais pas pourquoi, cette année, ça me parle beaucoup. Je ne suis pas du tout catholique mais je me sens connectée à cela, aujourd’hui.

L’Avent, c’est la période avant Noël.
C’est une période d’attente et d’espérance.

Avent vient de « advenire » en latin, arriver.
Ça m’évoque le chemin, le flow, la Vie.
Vous connaissez l’expression « Advienne que pourra »? C’est un peu s’en remettre à l’univers, au cours des événements.
Depuis le début de la crise sanitaire, on dit aussi « ça va bien aller ». Il y a même un hashtag #cavabienaller. Pour garder confiance. Parce que tout ce qui doit advenir advient.
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Hier, on annonçait la prolongation du confinement en Belgique. Une toute petite ouverture pour les fêtes, mais vraiment petite. La stratégie de la peur, encore. Et cet horizon qui semble presque raccourcir devant nous.
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On a tous envie de vite, vite tourner la page de 2020. On espère tous que 2021 sera une belle année, qui marquera la fin de la pandémie.
Mais il reste un mois.
Et moi, j’ai envie d’honorer ce passage.
L’an dernier, j’avais fait le rituel des 12 jours proposé par @camille.sfez
Cette année, je voudrais vous proposer de se relier autour de ce temps qui précède Noël.

Alors je vous propose
✨Mon calendrier de l’avent : 24 jours, 24 publications
✨Des lives, ici même, sur Instagram, pour vous partager mes pratiques qui réchauffent le coeur (je me lance!)
✨3 cercles de femmes, 3 dimanches. Pour se retrouver, chanter, célébrer, cultiver la joie et l’espérance, d’ici à Noël.
Plus de détails dans les jours qui viennent sur ce compte!

Ensemble face au chaos

 

Nous traversons une période vraiment particulière. Chacune à notre façon, nous pouvons nous sentir seule, malmenée, chahutée… La peur et l’anxiété sont très présentes.
C’est pourquoi, dimanche 22 novembre, j’animerai un cercle de femmes en ligne ✨
Parce que je crois que nous avons plus que jamais besoin d’être ensemble.
Ensemble face au chaos.
Sentir que nous sommes Un.
Nous relier.
Célébrer l’Amour.
Revenir à notre centre.
Revenir au coeur. A notre essence…
Au programme :
✨ Pratique automnale « Abhyanga »
✨ Voyage dans les profondeurs
Cercle de parole
✨ Chant de mantras
✨ Danse libre au son du tambour chamanique
✨ Cartes Oracle
Le cercle a lieu dimanche 22 novembre, de 20h30 à 22h30, en ligne sur Zoom.
L’inscription est de 20€.
Pour vous inscrire, ou pour toute info, un petit message par mail, FB ou IG, ou encore au 0472/404.409.
Une fois le paiement effectué, vous recevrez toutes les informations nécessaires au bon déroulement de la soirée.

C’est la rentrée!

Et voilà, l’été est passé. Comme une flèche… Je ne l’ai pas vu venir, pas vu passer. Un été sans vacances, sans valises et même sans congés (ou presque). Un été entre soi, en famille, sans terrasses avec les copains, sans cocktails et sans barbecues…

Ce matin, les enfants ont repris le chemin de l’école. Une rentrée en demi-teinte, avec une file de dingue devant l’entrée et son distributeur de gel hydro-alcoolique, des profs et des parents masqués et tout le monde qui tente de garder les distances… Mais les enfants étaient quand même ravis de retrouver l’école, les copains, tout ça. Ce mélange caractéristique d’excitation et d’angoisse…

Et moi, ben j’ai repris mon chemin habituel : mes cours, mes mamans. Et puis tout à coup, vous étiez 10 au cours de prénatal au Poseidon, et j’avais le coeur en joie… Et tout à coup, c’était la rentrée pour moi aussi, comme un parfum de soulagement, comme un retour à la normale.

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Bien sûr, j’aurais préféré que cette reprise se fasse sans aucune restriction, qu’on retrouve notre liberté totale. Mais ce n’est pas grave. J’ai mis mon pendentif en jade ce matin, il n’y a pas de hasard : la jade symbolise la patience et la sagesse. Tout ce que je nous souhaite! Un de ces jours, on pourra à nouveau se réunir et célébrer…

Et en attendant, je vous prépare quand même quelques petites joyeusetés!

D’abord, le nouvel horaire des cours collectifs de yoga!

Copie de promo lancement(1)

Bien sûr, tous les cours sont « Covid Safe » ✅ Nous respectons toutes les mesures nécessaires pour garantir votre sécurité. Vous amenez votre tapis ou un essuie, les distances sont respectées entre les tapis, et les tapis sont nettoyés entre chaque séance et la salle aérée.

Toutes les inscriptions se font via la plateforme billetweb afin de limiter le nombre de participantes.

Et puis, très bientôt, nous reprenons les Dimanches Yoga! Je m’en réjouis, j’adore ces journées de pratique! Avec toujours une promenade en pleine nature, méditation en actes.

J’ai eu la chance de vivre une retraite de yoga cet été auprès de mon maître spirituel, Christian Coupé (je vous en parlerai certainement bientôt) et je suis reboostée et pleine d’inspirations nouvelles pour vous partager ma pratique de yoga lors de cette journée.

Pour vous inscrire, contactez-moi! Les places sont limitées!

Le reste de mon horaire est consacré aux cours privés de yoga et à l’accompagnement à la naissance : préparation en prénatal (avec ou sans yoga), et soutien à domicile en postnatal. Je fonctionne désormais avec des forfaits de 5 ou 10 visites à domicile pour le postnatal. Et le massage postnatal fait désormais partie des services que je propose lors de mes visites… Qu’on se le dise 😉

Mes créneaux horaires se remplissent, ne tardez pas à prendre contact si vous souhaitez bénéficier d’un accompagnement global, avec ou sans yoga!

A bientôt sur le tapis!

 

 

 

Déconfinement… Ou pas!

Hier, je suis sortie comme tous les jours faire une grande balade avec les enfants. Et l’un d’eux a failli se faire écraser! Il y avait des voitures partout… Fini cet agréable sentiment d’être à la campagne, ce calme en ville, comme si tout le monde était parti en vacances…

Ça m’a fait tout bizarre…

Alors j’ai commencé à y regarder de plus près… Et j’ai remarqué des groupes de personnes qui papotaient devant les commerces ouverts, le monde dans le parc, peu soucieux désormais des règles (ne pas s’assoir sur les bancs, ne pas jouer dans les plaines de jeux, respecter les mesures de distanciation sociale…). Je suis passée devant l’école primaire de mon quartier et les cris des enfants dans la cour de récré m’ont attirée jusqu’à la grille… Une quinzaine d’enfants jouaient à « touche touche », innocents, tandis que les profs, manifestement ravis de se retrouver, papotaient… Spectacle ravissant, si je n’avais en tête toutes ces mesures de distance et gestes barrière, ces discours lancinants « on ne lâche rien », ces images de gros scotch au sol délimitant les espaces de chacun, ces masques partout,…

Je me suis sentie oppressée, en colère. La poussette d’Owen m’a semblé plus lourde à pousser. Assignée à résidence, j’avais redécouvert mes enfants, la beauté de la nature, le plaisir des balades et des jeux… Cet entre-deux me frappait en plein visage. Ma condition de mère au foyer temporaire me semblait soudainement insoutenable. Comme une prisonnière derrière ses barreaux qui regarde les autres dehors et qui s’imagine qu’ils s’amusent tellement plus…

Et puis j’ai découvert, en discutant avec mon coloc, les files devant un certain magasin d’ameublement scandinave, et la foule qui se ruait dans une certaine rue commerçante Bruxelloise… Elle est où la nécessité de ces produits? En quoi est-ce un déplacement indispensable?

A ce compte là, n’aurait-on pas pu réouvrir les musées plutôt? Il y aurait eu moins de monde, donc moins de risque, et on aurait fait autre chose qu’encourager – encore – la consommation de masse.

J’ai perdu pied.

Et quoi? Le monde d’hier va donc repartir dans sa course folle? L’Etat va soutenir la relance de l’économie en sauvant quelques grosses boîtes, quelques milliers d’emplois au passage bien sûr, mais ne pourra pas les sauver tous… Les « gros » vont tirer leur épingle du jeu, comme d’habitude, et le gap va se creuser encore. La déshumanisation de la société va se poursuivre, pourquoi payer un coach sportif ou un cours de yoga alors que tout est désormais disponible en ligne… La surconsommation restera bien là, les grandes enseignes, peu respectueuses des droits des travailleurs et de la planète, continueront de prospérer, malgré les quelques irréductibles qui croyaient naïvement qu’un autre monde était possible… Qu’est ce que nous espérions ?

Certaines personnes vont reprendre une vie « normale » – si tant est qu’on puisse parler de vie normale dans ces conditions : aller bosser chez le géant de l’ameublement et devoir mettre tes gamins à l’école, avec les risques que ça comporte, parce que « l’économie doit reprendre »… – tandis que certains vont rester à l’arrêt. Les mères vont rester au foyer, pour garder leur progéniture. Les télé-travailleurs vont rester confinés entre leurs quatre murs. Les travailleurs de l’horeca et des salles de sport vont rester sur le carreau…

Tout cela me révolte depuis le début. Ce monde est entrain de perdre son humanité… Où est passée notre liberté? Doit-on vraiment accepter cette situation?

La peur, l’incompréhension, le ras-le-bol, le découragement, le sentiment d’injustice envahissent mon coeur ce soir.

Je sais que je ne dois pas me laisser gagner…

Je repense au message de mon cher professeur, Philip Rigo, il y a quelques semaines, nous encourageant à garder un coeur ouvert, à cultiver la lumière et l’authenticité, nous répétant que le monde de demain allait avoir besoin de cela, de nous, de coeurs ouverts…

Mais avant de pouvoir ramener la lumière dans mon coeur, ramener la foi, retrouver Shraddha, il me faut du temps.

Le temps de réaliser ce qui s’en vient, ce qui est déjà là. Le temps d’accepter ce qui m’habite, ce soir. D’accueillir toutes ces émotions, ces sentiments désagréables.

Le temps de réaliser qu’il n’y a plus rien à espérer de l’extérieur.

Oui, vraiment, le changement viendra de l’intérieur, le changement viendra de nos coeurs.

Mon mantra personnel est plus d’actualité que jamais.

Mais il y a urgence.

Journal de confinement

Les premiers jours j’ai voulu organiser plein de trucs. J’avais plein d’idées. Poster des tas de conseils sur Instagram. Faire des vidéos, des Facebook live, des cours en ligne. J’ai relayé plein d’articles sur les réseaux sociaux, sur le confinement, ce que ça allait nous apporter, ce que ça allait changer. Je partais dans tous les sens.

Je voulais profiter de la vague, prendre ma place dans ce confinement, être celle qu’on retiendrait pour avoir organisé plein de trucs super.

Je voulais aussi en profiter pour faire avancer mon business, prendre ce temps que je n’ai jamais pris pour revoir certains fondamentaux dans mes cours, faire ma liste de contacts et préparer des mailing, faire de la prospection, de la promotion, etc.

Avec les enfants, j’étais dans le même état d’esprit. Je voulais rattraper le temps perdu avant, profiter du confinement pour redresser la barre. J’ai fait des plannings avec eux, des tableaux de renforcement positif. On a établi les règles de la maison.

Je voulais qu’on mange sainement, qu’on fasse de beaux bricolages, qu’on apprenne à se brosser les dents et à ranger sa chambre, et qu’on respecte un horaire avec des activités variées et intelligentes.

Mon homme, lui, voulait qu’on profite du confinement pour rattraper l’admin en retard, organiser notre prochain week-end avec nos amis, aménager le garage en salle de sport.

Je faisais trois choses à la fois. J’étais sur mon téléphone, à préparer un post Instagram, à publier un article sur Facebook, et j’attendais de mes 3 petits garçons qu’ils colorient sagement, qu’ils jouent gentiment, qu’ils ne se chamaillent pas. Je passais une heure en cuisine pour mitonner des bons petits plats sains, faisant des allers-retours cuisine-salon pour vérifier qu’il n’y ait pas de blessé/séparer une bagarre/amener un enfant aux toilettes, et je pêtais un plomb quand mon second refusait catégoriquement de toucher au repas.

Ça a coincé. Mon aîné m’a ramenée sur Terre. Il frappait ses frères, crachait, lançait des jouets à travers tout, risquant à tout moment de blesser quelqu’un ou de casser quelque chose, et m’obligeant à lui donner de l’attention. Il hurlait à la moindre contrariété, faisait caca, en 3 fois, dans son lange pendant la sieste et plus on se fâchait, plus il riait. Bien sûr le contexte actuel y était pour quelque chose, le changement dans ses habitudes, qu’il tolère très difficilement vu sa malformation au cerveau, mais il y avait plus.

Ça ne pouvait pas marcher. Nous étions à côté de la plaque!

Je me suis rendue compte que la vie était ailleurs. Qu’il fallait relâcher la pression. Professionnellement et personnellement. Que je devais être plus douce avec moi-même, et avec eux.

Non je ne serai pas celle qu’on retiendra pour ces super activités en ligne pendant le confinement (mais retiendra-t-on l’un de ceux-là?). Non, je ne lancerai pas de super groupes de parole en ligne, mais d’autres le feront très bien et seront là pour répondre aux besoins des mamans. Non, mon activité professionnelle ne va pas prendre tout à coup son envol grâce au confinement. Parce que je n’ai pas plus de temps qu’avant, en fait, j’en ai moins : j’ai 3 enfants en bas-âge.

Et vous savez quoi? Je me suis rendue compte que ces 3 petits bouts là, devant moi, ils ne demandaient qu’une chose : que je sois là avec eux. Qu’ils n’auraient plus jamais 6, 4 et 2 ans tous les trois, et que la vie me donnait une occasion unique d’en profiter. Que ce dont nous avions tous besoin, c’est que je me rende disponible, pleinement, pour eux. Et grande chance pour moi, j’ai la possibilité de le faire. Je peux mettre mes enfants en priorité. Tout le monde n’a pas cette chance. Alors, c’est ce que j’ai décidé de faire.

J’ai viré les applis de réseaux sociaux de mon téléphone. J’ai planifié quelques cours en ligne, pour mes élèves habituelles, à des horaires qui conviennent à mon homme et à ma famille. Je profite des siestes pour écrire un post ou l’autre, parce qu’écrire me fait du bien. Vous ne me verrez donc pas des masses sur les réseaux ni ici.

Mais ce n’est pas tout. J’ai repensé aux dernières vacances de Noël. Aux bons moments que nous avions passé, avec mes petits gars, pelotonnés dans le canapé devant un dessin animé, ou à faire des cookies. Et j’ai descendu la barre de mes prétentions. Se faciliter la vie, ça ne s’applique pas uniquement quand on n’a pas le temps. J’ai racheté des quiches toute faites, des pâtes fourrées, des fish sticks et des burgers végé au supermarché. Chaque chose en son temps. Les enfants ont découvert, avec moi, les films de Walt Disney. On a commencé par Cendrillon, parce que ça ne fait pas trop peur, parce que mon second, il adore les princesses, et puis parce que moi, c’était un de mes films préférés, petite.

Hier soir, j’ai eu le bonheur de voir mes garçons installer le circuit de train, ensemble et y jouer, ensemble. Quelque chose est entrain de se créer entre eux, et ça me touche.

Ce matin, j’ai maternellement préparé deux pizza maison pendant que mon homme jouait au jardin avec les enfants, en sélectionnant les ingrédients pour chacun. Ce midi, devant le refus de manger de mon second, j’ai hurlé, puis fondu en larmes. Ça m’arrivera encore, bien sûr.

Un jour après l’autre. Relâcher la pression.

 

 

 

Mes 10 astuces pour gérer la peur

La peur est une émotion que je connais. Je l’ai découverte lorsque mon fils aîné avait environ 1 an. Il s’est réveillé en hurlant en pleine nuit et a commencé à convulser. 2h plus tard, il était aux soins intensifs et on commençait à chercher la cause de son mal. Depuis, il y a cette vigilance de chaque instant, qui ne m’a presque plus jamais quittée. J’ai dû apprendre à faire avec l’angoisse, à relativiser, à lâcher-prise.

Bien sûr, j’avais déjà eu peur avant, comme tout le monde. Mais cette peur-là était nouvelle, c’était la peur d’une mère, celle qui prend aux tripes, celle de perdre son enfant.

Ce sentiment vous habite peut-être pour le moment, vu la pandémie, vu le confinement (tout à fait inédit => ça génère l’idée que l’heure est grave et donc un sentiment de peur), vu l’atmosphère anxiogène qui règne autour de nous… On fait le compte des décès à la télévision… Alors chacun de nous s’inquiète pour ses proches, ceux qui sont le plus à risque, les aînés, les personnes immuno-déprimées, mais aussi pour sa famille proche, et même pour soi.

Comment gérer ?

Voici quelques astuces qui me sont bien utiles en ces temps agités…

  1. Eloignez-vous des news. Plus de JT à la télé, plus de radio. Virez de votre téléphone toutes les notifications; voire même toutes les applications anxiogènes : Facebook, Twitter, les journaux, toutes les formes de newsfeed. La peur nous fait produite de l’adrénaline, et cette hormone a un côté addictif. A partir d’un certain point, on se nourrit des news catastrophes, on recherche les infos morbides. Brisez ce cercle vicieux. Autorisez-vous quelques minutes de news par jour, si vraiment vous en ressentez le besoin.
  2. Prenez un moment par jour, peut-être 5 minutes si vous pouvez, pour vous assoir ou vous allonger par terre. A même le sol. Sur un tapis ou un essuie si vous voulez mais ce n’est même pas nécessaire. Seulement 5 minutes pour revenir dans votre corps. Sentir les points d’appui du corps sur le sol. Sentir ce qui est plus sensible, ce qui est contracté, tendu, et ce qui est relâché. Sans jugement, si possible. Juste constater, prendre conscience de votre corps.
  3. Respirez! Ça peut paraître stupide mais c’est essentiel!! Respirez profondément, avec votre ventre. Expirez longuement. L’expire devrait être plus long que l’inspire. On ne respire pas beaucoup ou pas vraiment, dans notre monde. On respire souvent très haut dans la poitrine, et cela entretient le sentiment de peur. Vous pouvez imaginer que votre buste (de vos épaules à votre bassin) est comme un ballon de baudruche qui se gonfle jusqu’en bas et de tous les côtés à l’inspire, et qui se dégonfle à l’expire. C’est important que le ventre sorte à l’inspire, et revienne à l’expire. Vous pouvez aussi utiliser un mantra, comme « j’inspire la détente » ou « j’inspire la joie » ou « j’inspire la confiance » et « j’expire la peur ».
  4. Le toucher. Le toucher est extrêmement puissant et permet au corps de produire de l’ocytocine, cette hormone magique qui est la meilleure ennemie de l’adrénaline. Vous pouvez pratiquer l’auto-massage. Vous pouvez faire cela en travaillant, devant votre PC même (Bon, c’est mieux si vous êtes tout à ce que vous faites, bien sûr, mais on va pas faire les difficiles!)  Si vous êtes en couple ou en famille, n’hésitez pas à vous câliner un maximum. Vous massez. Vous embrasser. Vous verrez, c’est magique pour le moral!
  5. Chantez, dansez, lâchez-vous! La pratique d’une activité physique comme la danse danse diminue le stress grâce à l’attention portée aux mouvements et à la musique. Quant au chant, il nous aligne, ses vibrations nous font du bien. Le corps libère des endorphines, de la dopamine. Les émotions refoulées peuvent être libérées. La posture du corps est ouverte, optimiste. On respire avec le ventre, on se connecte à soi.
  6. Vous connectez à la nature. Sortez marcher un peu en forêt, si vous le pouvez. Faites quelques pas pieds nus sur la terre. Le printemps est là, et nos villes sont calmes comme jamais. Profitez-en! Si vous ne pouvez pas sortir, installez-vous quelques minutes à votre fenêtre, au soleil. Sentez le vent sur votre peau, la fraîcheur de l’air, la douceur du soleil qui vous réchauffe. Les odeurs dans l’air. Observez les oiseaux, écoutez leur chant…
  7. Diffusez de l’huile essentielle de verveine odorante (ou simplement, un petit pot à renifler dans la poche, ou quelques gouttes sur un tissu). C’est un remède miracle contre les angoisses! Et c’est bon aussi pour l’immunité. (C’est ok pour les femmes enceintes après 3 mois et les enfants de plus de 3 ans. Attention, je ne suis pas aromathérapeute, pour plus d’infos, voyez ici ou demandez conseil à votre médecin ou à une personne qualifiée.)
  8. Ecoutez de la musique apaisante. C’est bien connu, la musique adoucit les moeurs. En fait, cela a réellement des effets physiologiques : faire descendre la tension artérielle, ralentir le cœur et calmer le cerveau! Alors, préparez une playlist avec des choses que vous aimez, de la musique classique, des musiques de relaxation, peu importe, du moment que c’est calme et apaisant.
  9. Buvez de l’eau! Il est très important de bien s’hydrater tout au long de la journée, mais figurez-vous qu’en cas d’angoisse, boire un grand verre d’eau, très tranquillement, peut également vous aider. En effet, cela va faire ralentir le battement de votre cœur, faire descendre votre tension artérielle et aussi favoriser la circulation de votre sang!
  10. N’oubliez pas que « ça aussi, ça passera ». Cette petite phrase toute simple permet de relativiser. La vie est changement. Rien n’est fixé à jamais.

Devenir mère pendant le confinement

Confinement ou pas, la nature, elle, ne s’arrête pas…

Les grossesses se poursuivent, les bébés continuent de naître, et de grandir.

Une maman que j’accompagne – virtuellement dorénavant – m’a fait comprendre quelque chose, ce matin, que j’avais envie de vous partager. Ce virus nous rappelle qu’il y a des choses qui nous dépassent, que la Nature est la plus forte, et qu’il faut parfois accepter ce qui nous arrive parce que c’est comme ça. Même si la pilule est dure à avaler, quand on n’a pas le choix, il vaut mieux l’avaler tout de suite.

Oui, c’est dur, c’est inquiétant, c’est confrontant. On ne va pas se mentir : devenir maman dans cette période troublée, c’est plus qu’étrange… La plupart des accompagnements tombent à l’eau : rendez-vous kiné, préparations à la naissance, groupes de parole, cours de yoga prénatal ou postnatal, soutien à domicile (sauf urgences médicales), … Toutes ces activités qui soutiennent les mamans dans leur chemin vers la maternité n’ont plus cours. Elles se retrouvent un peu livrées à elles-mêmes, avec en plus un important stress financier quand elles sont indépendantes ou mises au chômage temporaire, ou obligées de télétravailler souvent avec des enfants plus grands à gérer à la maison et à qui faire l’école… C’est l’isolement forcé, avec une pression de dingue de tous côtés. Moi-même en tant qu’accompagnante, je ne sais pas si demain je pourrai accompagner les mamans auprès desquelles je me suis engagée…

Beaucoup d’incertitudes et de questions…

Mais un sentiment de sérénité peut peut-être justement émerger de ces ténèbres.

Cette maman que j’accompagne et qui appréhendait encore la naissance qui s’en vient a pu le week-end dernier véritablement changer de regard, se distancer de ses peurs, de la perspective de cet évènement au vu du chaos qui règne autour. Elle s’est focalisée d’abord sur la logistique, sur ce qu’elle pouvait contrôler, anticiper. Puis s’agissant de la naissance, se raccrocher à ce qui était pour elle vraiment essentiel, le choix du lieu de naissance, la présence de son accompagnante (qu’on a heureusement pu lui garantir), et lâcher véritablement prise sur le reste. « Tout ce qu’on avait mis en place tombe à l’eau, et il va falloir faire avec », me disait-elle ce matin!

Elle m’a impressionnée! Elle était confiante! Quel lâcher-prise!

Comme cette maman, c’est le moment d’être encore plus forte. De s’isoler dans cet espace lumineux en soi, d’être en lien avec son coeur, et avec toutes les femmes du monde qui donnent naissance… Un véritable lâcher-prise est possible. Sans revenir à l’état de Nature, on peut réellement se distancer des conditionnements mentaux.

Je crois plus que jamais possible de donner naissance de façon physiologique, mais à condition de pouvoir rester zen, détendue, de rester dans la confiance. Alors, le corps produira l’ocytocine nécessaire à un travail de naissance naturel. Dans ce contexte, les lieux de naissance qui sont la norme, les hôpitaux, se révèlent des environnements inquiétants : le stress, la peur, et l’adrénaline y règnent. Les consignes – même si justifiées par les circonstances – sont souvent drastiques : un seul accompagnant par maman qui donne naissance (généralement le papa, alors que la mère aurait sans doute plus que jamais besoin d’une présence non médicale confiante à ses côtés), l’isolement forcé pour les mamans fiévreuses, livrées à elles-mêmes dans ce bain d’adrénaline et au final, l’augmentation probable du taux de césariennes. Peut-être l’occasion de prendre conscience des bienfaits de la naissance à domicile?

Je pense à toutes ces mamans proches du terme… J’aimerais pouvoir leur insuffler de la confiance et de la force. Les aider à se connecter à leur bébé, à rester bien centrée sur l’essentiel.

Bien sûr, ce n’est pas du tout idéal. J’aimerais pouvoir créer un village virtuel pour entourer ces mamans dans les prochaines semaines… Pour la naissance, et bien sur pour le postpartum.

Cette crise nous force à nous connecter vraiment à notre essentiel. A notre Être.

Mais ça peut être extrêmement inconfortable! On n’a pas forcément envie de passer en mode « acceptation », « disponibilité », « maternage »,…

Il peut y avoir des résistances. Nos conditionnements ont la vie dure…

Comme pour donner naissance, on prend un instant après l’autre. Comme quand on devient maman, et qu’on est en plein dans cette période d’intenses changements qu’est le postpartum, on vit à 100% chaque instant. En s’adaptant au fur et à mesure. En pleine présence. On ne sait pas de quoi la suite sera faite… Mais on peut choisir de faire confiance. D’accueillir ce qui se présente, toutes les émotions, tout ce qui se vit. De se laisser porter par le flow. De s’en remettre à plus grand que soi.

Si nos activités collectives n’ont plus cours, un autre lien peut se tisser, une autre dimension. Le confinement, l’isolement, c’est surtout dans notre tête qu’on le vit. On peut profiter de cette occasion pour créer de la reliance entre nous, pour sortir du sentiment de solitude et réaliser que nous sommes toutes une.

Des tas d’initiatives en ce sens fleurissent… Il y a les cercles virtuels de LuaLuna, des méditations en ligne, des « lignes rouges » d’écoute organisées par la plupart des doulas,…

De mon côté, je reste à votre disposition : chaque accompagnement avec Moodita, c’est la disponibilité par téléphone, whats’app ou autre, à tout moment de l’accompagnement… N’hésitez donc pas à me contacter! L’écoute peut tellement…

Peut-être que plus que jamais, vous ressentez le besoin d’être accompagnée? Vous avez des questions, des inquiétudes? La première séance d’accompagnement à la naissance est toujours gratuite et peut se faire en ligne! Contactez-moi 😉

J’organise également des cours de yoga en ligne sur des plateformes comme Webex ou Zoom. N’hésitez pas si vous souhaiter rejoindre un cours en ligne!

Je bosse aussi sur des petites capsules audios et/ou vidéos pour vous soutenir dans ces moments difficiles par des relaxations, méditations, etc et vous permettre de déconnecter de l’atmosphère ambiante et vous reconnecter à vous.

Et n’oublions pas de se dire que « ça aussi, ça passera ».